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Presselibre.fr
Depuis mars 2006 Rédacteur de la publication : Jean Canal ' 06 28 33 25 55 /05 61 87 28 67 Dernière mise à jour le : 29 juillet 2010
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Montesquieu, De l'esprit des Lois, 1748 "Lorsque dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n'y a point de liberté, parce qu'on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement. Il n'y a point encore de liberté si la puissance de juger n'est pas séparée de la puissance législative et de l'exécutrice."
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Quand ils sont venus chercher les communistes,
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Quand ils sont venus chercher les
juifs,
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Puis ils sont venus me chercher, Martin Niemöller
"Je n'ai pas de traditions, je n'ai point de parti, je n'ai point de cause, si ce n'est celle de la liberté et de la dignité humaine ; de cela, je suis sûr." Alexis de Tocqueville.
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La "faim" de la
PAC. 2013 sera l'année de l'exécution, en
place publique, de la Politique Agricole Commune, condamnée à disparaître par
l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui privilégie un nouveau
néolibéral
isme... Deuxième producteur mondial aux côtés des Etats Unis, l'Union
Européenne s'était dotée, dès 1958, d'un système lui garantissant l'autonomie
alimentaire moyennant une production agricole concurrentielle fort bien
implantée géographiquement : OCM (Organisation Commune du marché). Depuis, confrontée aux tempérances du GATT assujetti aux
fluctueux marchés mondiaux des produits agricoles, la production agricole de
l'union chute, légitimant de ce fait les subventions à la jachère... Plutôt que de se lancer dans une exploitation de proximité agroécologique qui servirait les intérêts de la population, la PAC, conforme à
l'éthique de ce néolibéralisme, verse un RMI (Revenu Majoré Indispensable) aux
agriculteurs dont certains comprirent très vite les avantages... de cette
politique ! La rentabilité financière les ayant poussés à se débarrasser
des excédents proportionnels des terres, ils, pour les mêmes, favorisent
l'extension des conurbations rurales, sans tenir compte des modifications
infrastructurelles que cela implique à long terme, portant atteinte à un système
de régulation écologique, désormais sursitaire ! Et pourtant, bien que les terres arables se raréfient, une
agriculture biologique et propre se développe difficilement, assurant ainsi, un
marché local. Quant à instiller aux producteurs d'agricultures intensives dites
également conventionnelles une façon de raisonner dans le sens de
l'intelligence, cela relève d'une éducation à long terme vouée d'ores et
déjà à l'échec! L'histoire du climat devient le sujet de préoccupation
générale par lequel les scientifiques démontrent l'état actuel de la
conjoncture climatique planétaire. Sans attendre la date buttoir de la modification de
l'organisation de l'agriculture en Europe, les conséquences de la crise
climatique économique, comme certains se plaisent à l'appeler,
risquent de modifier, à nouveaux, la distribution des cartes... géopolitiques,
de surcroit ! Les impondérables de ces circonstances fortuites,
dirions-nous plaisamment, provoquent des réactions inattendues de la part des
peuples européens, notamment. L'écologie ayant le vent en poupe, son langage
devient de plus en plus familier chez les hommes politiques qui savent que leur
pouvoir passe par un vocabulaire lexicologique... Tant mieux ! S'ils doivent
être forcés de changer radicalement de comportement pour des perspectives toute
bénéfiques aux populations. L'avantage d'être à vingt-sept favorise les
décisions communes prises en faveur d'une agriculture raisonnée tendant au bio,
tout en cultivant la proximité ! La force des partisans du bio regroupés en
partis ou bien issus de tous les horizons disséminés dans la sphère politique,
finira par imposer cette nouvelle vision de l'avenir, au présent ! Très
convoités par les élus, l'entité biologique incarnée soit par un homme au sens
général du terme,
est un atout pour présenter un programme politique ; certains en sont là !
D'autres comprennent que l'intérêt commun passe par leur concession avec une
autre alternative plus saine, répondant à l'unanimité ! Les agriculteurs
qui majoritairement votèrent pour Sarkozy commencent à ressentir les douleurs de
la pénétration électorale... douloureuse pour certains, tendres pour d'autres !
Jean canal le
08/03/2010
Petites nouvelles de la presse internationale.
"Les grands ensembles risquent de détruire les possibilités des individus qui tendent à prétendre à leur droit inaliénable, à savoir de défendre des institutions représentatives de la pluralité des partis. L'effort dans l'organisation économique et sociale de sauvegarder les chances de l'individu et les libertés fondamentales." Raymond Aron. "La moisissure du monde moderne est si avancée, si essentielle, qu'un écroulement de toute sa masse vermoulue est nécessaire à la venue de nouvelles pousses." Propos de Emmanuel Mounier, en 1936. On pourrait presque comparer cette réflexion avec celles des thèses marxistes par lesquelles un monde nouveau devait renaitre de ses cendres. Il n'en est rien, si ce n'est une pensée encore d'actualité qui ne trouve point écho dans le comportementalisme actuel ! JC, 4h 20 du matin ; 5 juillet 2010
En ayant préfiguré les perspectives de l'avenir social, les plus grands intellectuels que les époques ont compté se sont efforcés de définir les alternatives répondant le plus favorablement aux besoins des peuples ; sans grand succès, il faut le reconnaître. Non pas que leur esprit de dissuasion eût été vain, mais les hommes politiques ne prirent à la lettre leur avis, sous forme d'admonestation. Les deux grandes figures du monde de la pensée, lesquelles eurent le mérite d'épiloguer sur la contemporanéité en dressant un bilan négatif sur les sociétés n'eurent point l'échos espéré dans un monde devenu sourd au danger imminent qui le guette ; Desanti et Levi Strauss furent parmi ceux-là. Jean CAnal 20/07/2010.
Article publié dans les blogs du Monde Diplomatique.
jcpress :
jcpress :27 juin @12h01 Israël exécute quatre plongeurs palestiniens. En préambule de la réflexion qui me vient à la lecture de cet article, je citerai textuellement BHL, non pas là où les lecteurs pourraient l’attendre, mais sur un point qui me paraît fondamental dans les conflits en général : "... une violation flagrante du droit de la guerre." Stupéfiant, n’est-ce-pas ? ce droit de tuer... légitimement !, lequel glissa comme par phénomène sémantique en un droit de se défendre... Il faudrait systématiquement mettre en lumière l’histoire pour éclairer la lecture des articles que l’on fait, de façon trop passive, parfois, ce me semble ! "On" sait pertinemment que Israël utilisera toujours les armes pour maintenir la paix ; la sienne, plus particulièrement ! Et se sachant inconsidéré par la plupart des populations planétaires et non de leurs gouvernements, leur parti pris réside dans cette attitude désinvolte qui consiste à bafouer qui le droit international, qui ceux des droits de l’homme... et cela dans l’intègre complicité des états impliqués ! Comme nous ne sommes pas sans savoir que BHL défendra toujours Israël quelle que soit la position de l’état hébreux dans le conflit qui l’oppose au palestinien, nous savons également que Israël accorde à ses privilégiés intellectuels occidentaux une place de choix dans sa considération utile... c’est d’ailleurs une preuve que le philosophe dénie son art qui consiste plutôt à déduire de cette imbroglio géopolitique (car c’en est un avec les intérêts économiques occidentaux qui se dessine en filigrane) notamment, une alternative de la pensée qui opterait pour une adéquation philosophique ! En ayant récupéré les nombreuses causes conflictuelles, comme celle du commandant Massoud, BHL est devenu l’intellectuel le plus lu par les français moyens qui ne semblent pas trop inquiétés par les positions de leur idole ! Est-ce que cela ne traduit-il pas un paradoxe, dans un pays où les journalistes et les journaux sont bradés à la foire de la politique actuelle ? Je laisse, ici, le soin aux intéressés de montrer à BHL que le lecteur, lui, a le mérite de pousser la réflexion aux limites de la philosophie... Jean Canal de http://www.presselibre.fr
jcpress :
8 juin @17h08 Visions cartographiques Puis vint le régime de Mongistu, en Ethiopie, vers 1974, si mes souvenirs sont bons ; l’exil des falashas commença avec le déplacement des populations autochtones subissant les vertus du marxisme ; l’intégration de ses « Betas » d’Israël ne fut pas facile, en terre promise, avec 11 000 immigrants. L’Erythrée voisine restait hostile à ce régime qui avait destitué le roi des rois hailé Selassié. Le Soudan accepta quelques migrants affamés et pourchassés par les révolutionnaires (Glusman écrivit un pamphlet "Silence on tue" qui n’eut point d’écho chez les intellectuels) ; les territoires français des Afars et des Issas surveillaient ses frontières et la Somalie craignait pour sa politique ; d’où le nom sulfureux de cet endroit "la Corne de l’Afrique". Autrefois, au temps des Perses et des conquêtes de Cambyse, l’Ethiopie était considérée comme le pays de la longévité parce qu’une source de jouvence y sourdait constamment. L’Egypte conquise, les Perses rentrèrent chez eux et les frontières retrouvaient leurs limites parfois mal définies. Les frontières parcourues, souvent déplacées puis restituées sont l’évidence même de l’attachement de l’homme à une culture et une histoire qu’il daigne partager sous certaines conditions : la reconnaissance de celles-ci. Ni le Maghreb, ni les états africains ne sont prêts pour repousser les limites qui les séparent et les maintiennent distants les uns des autres. L’Europe à peine vieille de deux mille ans mit tout ce temps pour les abolir... et encore elles existent toujours dans les esprits de certains nationalismes. Israël ne pourra pas se défaire des préjugés palestiniens tant que les deux religions qui dominent politiquement ne divorceront pas avec la culture et l’histoire ; la laïcité en est son salut : une bonne séparation de couple permet de sauver et les enfants et le couple... Jean Canal.
"La presse, c'est le lecteur" phrase de Raymond Aron, ancien ami de Sartres. Une nouvelle presse est en train de naître. Elle finira par se distinguer des presses officielles et traditionnelles qui suivent inconditionnellement des lignes éditoriales auxquelles elles sont aliénées. C'est vrai que les théories du complot foisonnent et se référencent elles-mêmes dans une manière très particulière de traiter l'information. Cette presse de l'ombre veut se distinguer de ses confrères qui se contentent de véhiculer une actualité de redondance ; mais cependant indispensable dans sa forme pour la diffusion. Comme le disait Raymond Aron, alors journaliste au Figaro, le lecteur aura le dernier mot ; et il le fait sentir à cette presse quotidienne qui souffre de la concurrence de ces nouveaux médias, qu'ils soient gratuits sur le pavé, ou sur la toile ! En outre, cette vérité détenue par chacun, dans un monde où les peuples ne savent plus qu'elle attitude adopter pour correspondre aux normes en vigueur, ne plaide pas en faveur de ces médias qui nous font croire la détenir ! Ils en subissent, les premiers, des conséquences sur le lectorat qui démissionne de son assiduité journalière, au profit d'autres plus à même de leur apporter ce qu'ils recherchent ! Et ce n'est plus une question de choix relatif aux centres d'intérêts de chacun ; il est évident que la lassitude s'instaure dès l'instant que la redondance fait l'actualité ! En pleine gueule ! Il fallait purger l'appareil médiatique, désigner en place publique les responsables de cette décadence journalistique afin d'épurer ce milieu corrompu qui répond présent aux maîtres qui leur dictent l'actualité ! Discrédités par un travail circonstanciel réalisé sous des formes conventionnelles, "ils" ont fini par succomber à l'écriture automatique de la pensée unique insufflée par le pouvoir qui les a définitivement asservis à la prostitution journalistique. Non satisfaits des manifestations hostiles à leur encontre, émises par l'intelligentsia de référence, au cœur même de la presse traditionnelle, les nouvelles figures représentant une manière très particulière de traiter l'information, dérogent à leur devoir d'informer ! Il est vrai, cependant, et contrairement à la diatribe de Mélenchon contre ce journaliste de Science Pô, en herbe, que le lectorat n'est pas exigeant ; du moins celui qui se satisfait de cette manne quotidienne où il y retrouve un peu de soi-même... On ne sort pas de cet égocentrisme individuel qui tend à conforter la population dans un état latent de somnolence ! N'existant que par la reconnaissance des autres, l'individu éprouve ce besoin psychotique de s'identifier à autrui, dans le meilleur des cas et d'émettre de la compassion, lorsqu'il est touché, par le truchement de l'autre, en son fors intérieur ! Il va s'ériger contre toute injustice quand celle-ci peut l'atteindre ; mais il va vitupérer contre son semblable, quand il ne lui ressemble plus ! Rassurez-vous, votre culpabilité n'est que partielle ; vous êtes bien concerné, mais avec une part d'ignorance qui vous permet de bénéficier de la circonstance atténuante ! Pour aller plus loin dans une analyse circonspecte "Vers des quotidiens de redite...." : Eric Fottorino du Monde. Parachevons la critique faite à l'encontre du journalisme qui lui-même dénonce les dérives entre parler de la petite culotte de soie de Carla Brunie et dresser un bilan des situations géopolitiques en bonne et due forme. Peut-on critiquer les membres de sa propre maison, quand on vit sous le même toit ? Sommes-nous autoriser à émettre un avis des plus critiques qui soient à l'encontre de ceux que l'on défend à la fois, dans une profession difficile qui est constamment jugée par le lecteur qui a son mot à dire ! En donnant la parole au silence... Le journalisme d'investigation est une façon très pertinente d'extraire de l'actualité la quintessence de l'information indispensable à la compréhension de la lecture réalisée en filigrane par le lecteur. Les révélations au grand jour de vérités notoires sous forme d'analyse flashée au quotidien par des médias à sensation grandiloquente, ne produisent point 'ou plus) l'effet escompté de la part de cette presse avide. Jean Canal cinq mai 2010 Les liens avec les vidéos reportages ont été supprimés suite à une intervention de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel). Ainsi nous entamons une nouvelle forme de censure, étant donné que presselibre.fr ne vend rien !!!
La photographie. De l'argentique au numérique. Cela ne fut pas facile pour les inconditionnels du réflex à "la gélatine" de transcender leurs habitudes. Du coup de manivelle du reflex 6X6 à la mise au point sur verre dépoli de la chambre de campagne, du plan film au 135 mm, il fallut faire un choix d'ordre pratique, en sachant que la qualité y perdrait énormément. A Toulouse, les professionnels ont attendu "de voir" pour y croire. La technologie ne fut pas au rendez-vous des exigeants résultats escomptées en matière de perfection. Après quelques tentatives d'essais, ils y sont tous arrivés, conscients de l'opportunité que représentent les boîtiers de prise de vue instantanée. Un bon photographe n'excède pas dans la prise de clichés ; il gardera ses bonnes habitudes en confiant à son œil le soin de lui indiquer la photo à prendre ; l'appareil, lui, subira les paramètres que l'artiste lui appliquera. Allées de Brienne, autrefois, les deux frères Rigaud qui ne furent que de très bons marchands du neuf et de l'occasion, vous conseillaient avec justesse sur l'achat à effectuer : ils pratiquaient, pour les moins nantis, le paiement "en quatre tiers"... (du moins, l'un des deux frères). (aussi celui du Faubourg Bonnefoy). Rue Pargaminière, où"Répar'phot" avait élu domicile, avant de s'installer avenue de Muret, où ils assument une réparation de vos appareils argentiques-numériques, en proposant de l'occasion. Puis, il y'avait celui des Carmes et Vogel aux Minîmes...(devenue Numériphot). Voilà pour les nostalgiques de la photographie Copyright JC.
Puis apparut Rêva, les cheveux blonds courant sur des épaules menues ; des yeux bleutés que son regard accentuait intensément lorsqu'elle soutenait son attention en direction des miens émerveillés. A peine un peu aussi intimidée que moi, ne serait-ce
que par la différence d'âge qui nous distançait, elle fit les premiers pas pour rompre avec les traditions masculines qui veulent que ce soit l'homme qui prenne des initiatives ; cela me plut et convint à ma façon que j'ai de me lier rarement en amour.
Le Rhône était alors mouvementé par les passages des péniches ; une nuit écarlate avait été annoncée par une lune pleine que les flots reflétaient comme pour donner à ces heures nuptiales une importance prophétique dans le retour messianique de l'amour en mon sein !
A force de convoiter et de les charmer, il fallait bien que cela se produise ; et le temps qui se fut écoulé entre les moments intenses de l'amour connu, il y a fort longtemps, et celui de ce jour faste, ne fit qu'ajouter de la passion à cette volupté que seules les femmes et, ici, les filles savent dispenser, lorsqu'elles sont amoureuses. Ses seins généreux apaisèrent la soif d'amour qui avait fini par tarir tous mes désirs de sexualité ; tout revint en moi comme pour la première fois, quand celle qui me prit ma virginité, une nuit de mes dix-sept ans, était déjà plus jeune que moi...
Maintenant enfoui en ses entrailles, je sentis tout son corps frémir et me lâchant des soupirs entremêlés de mots étranges que j'interprétais ; et moi, éperdu dans ce rêve, je lui susurrais dans le creux de l'épaule chaude, juste au moment de l'étreinte, ô mon Amour !
Rêva repartit en son pays situé au centre de l'Europe, après avoir parcouru des milliers de kilomètres pour s'offrir le french man who was expecting her long time ago...
Jean Canal souvenir de voyage en Avignon.
Doux baisers......................................
Photographies d'Arles.
Endormie par la nui
t vagabonde, sans doute bercée par le rêve charmant d'un compagnon de passage, tandis qu'autour d'elle s'agitent les balaies des cantonniers redonnant aux villes un aspects de propreté, elle, insoucieuse et recluse dans son rêve, elle dort.
Lui, inconscient d'être ce qu'il était devenu, sans jamais avoir vrai
ment voulu le devenir, se mit aux barreaux de sa prison, lorsque passant, tôt, le matin, il vit le photographe déambulé qu'il prit pour un autre : "Tu es par là ! Oh je bois mon café, puisqu'on me le porte ; je me suis fait quelques tartines de confiture. Tu as bu le café ?"
"Non ! j'y vais, répliquai-je, quelque part, dans ce putain de pays de France !
Jean Canal 16 juillet 2010, 8 heures 15 minutes d'un matin d'été.
En permanence, presselibre.fr diffuse de l'actualité au sens où le site relate quelques faits événementiels, pas forcément majeurs, dans la place qu'ils occuperaient ailleurs dans d'autres médias plus conventionnels ! L'essentiel est d'exister au-delà de la circonvolution géographique de ceux à qui vous serrez les mains, régulièrement, comme par mimétisme civique que le bon usage de l'hypocrisie vous oblige de pratiquer ! Jean Canal, même jour, mêmes heurs...
Je poussais la porte du petit restaurant libanais qui semblait timidement avoir conquis sa place dans ce bourg.
"Bonjour, Madame, je voudrais de l'Homos, une feuille de vigne et de la moussaka végétarienne, je vous prie."
-Bonjour, Monsieur ; vous êtes de passage..."
-Oui ! de passage, comme tout le monde et tous ceux et toutes celles qui croient que tout va durer ; éphémère, dirais-je, sans vouloir faire du zèle d'esprit, comme les mots d'amour et terminerai-je, heureusement, comme les maux d'amour !"
-Puis-je vous demander votre âge, Monsieur ?"
-Bien sûr, Madame : j'ai l'âge que l'on veuille bien me donner ! Et je ferais en sorte de croire que l'âge que l'on m'attribuera, sera celui que j'ai. Adieu, Madame !
-Monsieur, reprit la dame, hâtive dan ses intentions ; puis-je vous poser une dernière question ?
-Oui, bien sûr !
-Vous faites quoi, dans la vie ?
-Qui ? Moi ?
-Oui ! Vous ! (un laps de temps suffisamment long révéla que la réponse allait être à la hauteur de la question)
-RIEN!
Manon. Ayant fait un détour vers Anduze où le rendez-vous avait été fixé, il se rangea parmi des nomades qui avait élu domicile pour la nuit, le temps de se ressourcer un peu, autour de boissons alcoolisées et d'une bonne herbe de cannabis qui exhalait la place. Il s'était approché du groupe et leur avait demandé s'il y avait un point d'eau pour qu'il pût se laver ; c'est Manon qui lui répondit : "là bas, derrière le bâtiment il y a un robinet dont l'eau est potable ; vous pouvez la prendre, c'est de l'eau publique." Elle avait dit cela en lui tenant le regard de ses beaux yeux, avec une voix feutrée ; car Manon avait et a toujours de beau yeux. Elle était fluette, petite, les cheveux taillés à l'indienne, une vraie sioux ! Après quelques instants, il s'installa pour écrire son roman qui était le récit de ses années passées derrière les barreaux ; Manon, curieuse, se rapprocha de lui, timidement , mais avec une petite intention cachée qu'il devina par la suite : "tu fais quoi ? lui demanda-t-elle, avec un sourire d'amour posé sur ses lèvres gourmandes."
-J'écris un récit de voyage !"
-Ah bon ! Et ça parle de quoi ?!, demanda-t-elle naïvement."
-Ca parle de prison ! De gens qui sont enfermés ! De fous ! De malades ! De bandits ! De salopards ! De racailles ! De crapules qui ont commis les pires meurtres, des atroces assassinats, des viols, des vols en tout genre et ça parle aussi d'êtres humains qui deviennent des bêtes féroces !"
-Je peux lire, insista Manon, en baladant ses yeux sur l'écran du portable qui brillait dans la nuit."
Elle s'assit près de lui, et commença à lire, en faisant défiler le texte.
"J'aime comme tu écrits, lui dit-elle !"
-Tu trouve ça comment ? Tu peux me critiquer, si tu veux ; cela m'aidera à corriger ma façon d'interpréter les choses."
-Non ! J'aime beaucoup ta façon d'écrire. C'est une histoire vécue ?"
-Oui ! C'est une histoire vécue ! Extraordinaire en soit !"
-Et tu as fait quoi ?"
-C'est écrit dans le récit ; continue à lire et tu le sauras !"
Manon lut. Manon fut séduite. Manon sembla émerveillée, elle qui aime écrire ! Jusque tard dans la nuit, elle lut. Puis, le moment vint où, Manon dit :" prend mon adresse pour m'écrire ; je réponds toujours aux lettres. Je crois que notre rencontre n'est pas anodine ; le destin vous envoie des gens, des êtres sortis de nulle part et dont on aimerait faire un bout de chemin avec. J'aimerais beaucoup que l'on ne se perde pas de vue. Et toi ? Tu en penses quoi !?"
-Moi ! Je pense que je t'emmènerai bien dans ma campagne ; et tu vivrais là avec moi dans ma jolie maison ; et tu te mettras à écrire ; et de nous aimer, je te ferai un enfant, Manon ! Car il faut que les femmes aient des enfants ; mais les enfants cela ne se conçoit pas avec le premier venu, avec la première venue ! Non ! un enfant cela se conçoit avec l'être qui nous colle à la peau ; celui qui nous révèle l'amour qui est en nous ; point de charmeur issu des contes pour jeunes filles en fleur ! Si tu en veux un, Manon, je veux une dernière fois en être le père ; et avec moi, avec moi seul tu seras libre !"
Manon ne répondit pas ! Il était tard ! Elle se leva et partit !
Le lendemain, la place était vide ! Manon lui avait noté son adresse sur un bout de page de son carnet, en ajoutant une phrase : " tu m'enverras ton livre, dès qu'il sera terminé ?!"
En reprenant la route, vers les montagnes ensoleillées des Pyrénées, il regarda le ciel et intima un baiser aux nuages en déclamant le prénom de Manon, en y mettant toute la sensualité suffisante pour la sentir auprès de lui : " ô Manon, je te veux ! "
28 juillet 2010
Nous l'avions pressenti en affichant l'intitulé de leur site, il y a un an : "Médiapart" reçoit le prix du meilleur site d'information 2010. L'intervention très médiatisée sur la chaîne Arte présentant un film de Denis Jeambar, François Bordes et Stanislas Kraland. a porté ses fruits. Reportage totalement partial de Arte. Les médias ne sont plus les seuls a diffuser de l'information, panique chez ceux qui voient fondre leurs privilèges et leur pouvoir. Infos Arte: "Internet a porté un sérieux coup aux médias traditionnels. Daniel Leconte enquête sur une révolution de l'info qui pose des questions vitales, tandis que huit journalistes aguerris tirent la sonnette d'alarme. Avec les coups de gueule d'Arlette Chabot, Jean-Pierre Elkabbach, Eric Fottorino, Axel Ganz, Franz-Olivier Giesbert, Edwy Plenel, David Pujadas et Philippe Val." Arte. Il appartient désormais aux journaux locaux qui traitent une actualité factuelle d'exiger un travail rigoureux, fondé plus sur l'analyse que le compte rendu vidé de substances critiques, afin d'inciter le lecteur à faire de l'information une priorité dans sa lecture. Les directeurs de rédaction et de l'éditorial sont-ils prêts à engager des "plumes" pour attirer le lecteur vers une nouvelle grille de lecture ?! La question d'argent reste, cependant, majeure... Jean Canal 10/06/2010
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Notre avocat : Xavier CARUANA-DINGLI ; 37, rue de la République - 31000 TOULOUSE : 05.61.42.66.49. Fax. : 05.61.59.87.70 Case : 230 caruana.avoc@wanadoo.fr